"Tu peux t'brosser Martine!"

Publié le par Kiwette



Aujourd’hui est un grand jour, j’me suis pris un râteau.

 

J’ai acheté, avant-hier, la 78ème brosse à ch’veux de l’année pour remplacer la 77ème qui avait disparue.

Encore un coup du grumeau.

Car oui, j’ai un grumeau atteint de brossachveumanie. Il commence par repérer la chose, il l’apprivoise, et enfin il la planque. Après, je sais pas ce qu’il en fait.

Je crois qu’il les bouffe. Vois pas sinon. Je les retrouve jamais.

J’ai donc jeté mon dévolu, lors de mes dernières courses, sur une brosse en promo à 1€. La belle affaire, quand on sait combien représente le budget brosses depuis l’ère grumale.

Le soucis, c’est que la caissière de Franprix croit que je suis cinglée.

Elle me pense acheteuse de brosses à cheveux compulsive. Je vois bien dans son regard éberlué, lorsqu’elle passe l’article, que je lui fais l’effet d’une grande malade. Je suis sûre qu’elle m’imagine habillée en latex et bas-résilles, le cheveu électrifié par une musique techno endiablée, en train de me brosser frénétiquement la frange dans un râle de cerf sauvage.

Si elle savait…

J’ai donc profité de cette nouvelle acquisition pendant 24 heures, jusqu’à ce matin où, sortant de ma douche, les-cheveux-tous-mouillés enroulés en rouleau de printemps, je cherche la brosse pour procéder à mon brush’.

Et bien évidemment, pouf !disparue.

Le brossachveumaniaque a encore frappé.

Je cherche partout, sous le canapé, derrière les portes, dans son camion-fourre-tout et sous les meubles…rien. Je fulmine, c’est la 78ème, et j’appréhende déjà le regard affolé de la caissière quand je lui présenterai en caisse la 79ème. Ch’ui bonne pour l’H.P. Elle va prévenir les autorités sanitaires, c’est sûr.

Sans compter l’énorme souci des-cheveux-mouillés-complètement-emmêlés qui crissent sous les doigts. Si je les sèche sans les coiffer, j’ai la coupe de Tina Turner sous LSD en fin d’concert.

Et çà, c’est juste pas possible.

Çà fait longtemps que les peignes de mon homme ont aussi disparus. Pas la peine de compter sur eux.

Je suis dans la merde. Je prie le Dieu Schwarzkopf pour qu’il me vienne en aide.

Je scrute tous les objets de la maison qui pourraient faire office de peigne et me sauver la mise. Le radio-réveil, non. La télécommande, non. Une fourchette ? Nooon. L’épilateur électrique, non, non, et noooooooooooon.

Et c’est là, lorsque le découragement vînt à m’envahir que je l’ai vu…

 

Le râteau vert de mon fils. Celui qu’on vend avec le sot jaune et bleu et les moules à sable en forme de chameau.

C’est là que j’ai compris toutes ces générations de désespérés prêts à tout pour se sortir de la merde. Là que le vieux dicton « la faim justifie les moyens » a pris tout son sens…

L’ustensile a des dents, en nombre suffisant. Il est de taille adéquat. Il est en plastique.

Çà fera l’ affaire.

 

 

 

J’ai su rester digne, en faisant mon brushing…

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lilllo 12/10/2009 11:59


PTDR, j'ai connu cette periode, en plus moi j'ai DES FILLES !!!! alors j'ai passer une dizaine de jour à plaquer ma brossesous mon oreiller dans la taie et ca leur est complètement passé de
l'idée...

sinon montre lui à quoi sert maintenant son rateau, tu aura gagné une brosse ;-)


19022008 12/10/2009 08:50


ah voilà ton secret tu ne te brosses jamais avec une brosse en fait !!! un jr tu verras ton fils te rendra ttes tes brosses (on s'était dit rdv ds 10ans hihi).


jacques dessange 11/10/2009 23:04


"toute ma compétence professionnelle (n'est pas) dans tes cheveux"

;)


claudia loreal 11/10/2009 22:59


parce que tu le vaux bien....
;)