Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 18:31

 

 

 

Aujourd’hui est un grand jour, je suis reviendue.

 

 

 

Après avoir perdu l’essentiel de la survie humaine, soit le net, le téléphone, et la tévé, je suis enfin de retour grâce à la réhabilitation de ces derniers au sein de mon foyer.

Pfiou. J’ai cru mourir.

Car oui, la tévé, le nain ternet et moi, on a bien failli mourru.

Dans les flammes kifonchohocu du vilain incendie de mon immeuble zivabobolandais…

 

Alors voilà, j’étais tranquillement installée devant « recherche appartement  ou maison» sur meu6, lorsque, au moment où le mec s’époustoufle devant un cabinet de toilettes ess’traordinaire dans un magnifique F2 de la commune de Gif-sur-Yvette, je vois comme un nuage de fumée au milieu de mon salon.

Et une terrible odeur de cheminée bouchée.

"Marde, marde, maaaarde" me dis-je, "le grumal a tenté de braiser une couche ou quoi ?"

 

Ni une ni deux (ni trois d’ailleurs), je cours à travers l’appartement à la recherche de la source du feu. Rien dans la cuisine, rien dans la chambre ni le salon, rien nul part. Le feu vient donc de l’extérieur.

Et à ce stade, c’est déjà une très bonne nouvelle.

Sauf que la fumée s’épaissit, que l’air devient peu respirable, que je n’ai pas de masque à oxygène et que ni les grumeaux ni moi ne savons voler.

Ce qui, en ces circonstances, m’apparaît comme fort fâcheux.

Nous sommes au 3ème étage, le sous-sol de l’immeuble est en feu, et je ne connais personne dans mon entourage susceptible de me prêter un hélicoptère.

La mouise.

Grufather lui, qui a déjà souffert d’une transformation subite en quick’n toast a du flairer le danger puisqu’il a eu la bonne idée, quelques minutes avant la barbecue party, de sortir de la maison.

Le goujat.

Se désolidariser ainsi de sa famille, sans partager avec elle son dernier rôti !

Mais pour l’heure le temps n’est pas à la rancœur, mais à la sauvegarde des mes meubles et, accessoirement, de ma famille.

J’ai donc fait un truc héroïque :

Me suis planquée sur le balcon.

Après avoir tout de même  pris le risque inconsidéré de mettre une serviette de bain mouillée sur le pas de ma porte d’entrée.

Alors oui, bon, certes…c’est moins couillu que de hisser une corde de draps et d’y embarquer mes deux grumeaux.

Mais les 312 pompiers venus éteindre le feu semblaient à ce moment là maîtriser la situation, et nous écarter définitivement d’un risque de propagation des flammes.

Doucement, la fumée s’est apaisée et le sentiment étrange d’être un steak de bœuf dissipé.

 

Trois heures plus tard, lorsqu’enfin la brigade du feu a levé le camp et l’immeuble réouvert ses portes aux riverains, j’ai réalisé toute l’horreur de ce drame, et les lourdes conséquences qui en découlaient :

Je n’avais plus la tévé, et, comble du comble, summum de la miséritude, plus le net.

 

« Allô Orange ? Chui verte : j’ai eu une peur bleue, maintenant je broie du noir, et si vous n’arrangez pas vite mon problème, je vais voir rouge… »

 

 

Le billet que vous finissez de lire témoigne de leur réactivité…et moi je revois la vie en rose !

 


Par Kiwette - Publié dans : Billets d'humeur - Communauté : humour et bonne humeur
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