Télévisite aigüe

Publié le par Kiwette



Aujourd’hui est un grand jour, j’ai allumé la tévé.

 

 

Mais l’ai vite éteinte, vu la pourrissitude du programme offert.

 

 

J’ai d'abord commencé par téhèfin, avec un super jeu où tu dois répondre à des questions aussi captivantes que riches d’apprentissage comme, par exemple, « sur 100 français, combien pensent que s’ils étaient une betterave ils tomberaient amoureux d’une courgette » ?

Heu….je suis restée dubitative sur ce coup là.

 

Sur France 2, autre jeu, même circonspection.

A la vue de « Motus », qui est donc animé depuis 1954 par Thierry Becaro, je me demande d’abord comment l’animateur continue d’être psychologiquement équilibré après plusieurs décennies d’émissions.

C’est pas possible. Le mec doit être sous cachtons pour tenir le coup.

Il se shoote vraisemblablement aux amphétamines avant d’entrer en plateau, évitant ainsi une série de convulsions nerveuses à chaque intervention sonore. Le jingle « Mo-mo-motuuuuuus » suffisant en effet à lui seul un filer un zona au plus grand des bouddhiste.

Je décide de zapper sur la 3, histoire de me prémunir moi-même de la crise d’urticaire…

 

Pour tomber sur la 3612ème rediffusion d’un épisode de Derrick.

La série Derrick étant probablement la 8ème plus grande cause de dépression nerveuse de notre pays, je ne m’attarde pas, de peur de m’auto-flageller avec ma zapette en espérant une mort subite.

 

Canal plus m’offre de son côté une animation aux dialogues aussi flous que l’image : bzzz bzzzziii bzzii bzzzz, brrbzibzi.

Ce doit être passionnant, j’en suis sûre, mais je ne décode pas la moitié du truc, même en me concentrant profondément.

 

Je zappe alors sur France 5 où je m’arrête 5 minutes sur une émission de vulgarisation médicale qui s’intéresse ce jour aux manifestations aérophagiques dues aux troubles digestifs post-gastro entérite.

Je prends définitivement le parti de changer de chaîne lorsque le médecin donne la parole à Suzette, 72 ans, victime d’aérophagie chronique et qui tient à témoigner en détail de son calvaire…

 

J’atterri donc sur Meu6, qui (re-re-re)diffuse un téléfilm allemand produit en 1984 qui dépeint la vie transcendante d’un éleveur de bovins répondant au doux nom de Gerhard-Friedrich et dont les péripéties de la vie vont l’amener à s’amouracher d’une vendeuse de bière Berlinoise.

Evidemment le père du bonhomme s’insurge d’une telle idylle, préférant la rurale-mais-brave Rosalinde à la citadine-qui-s’la-pète Hylda. Face à ce choix cornélien, Gerhard tente de se suicider en avalant du foin souillé aux déjections de vache, mais râte son coup et finit par épouser l’instituteur du village…j’ai pas tout compris.

 

J’ai de tout façon éteint avant de faire griller les 3 neurones et demi qui subsistent dans mon cerveau lobotomisé par les nombreuses heures passées devant la tévé ces 29 dernières années.

 

Beaucoup plus raisonnable, j’ai allumé la radio…c’était l’heure des grosses têtes.



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