Les voyages forment (parfois) la vieillesse...

Publié le par Kiwette

 

 

 

Aujourd’hui est un grand jour, j’ai été à la campagne.

 

 

 

 

Faisant le trajet seule en voiture avec les deux grumeaux.

Ce qui revient,  en somme, à un suicide sado-masochiste par auto-strangulation sous acides.

Car oui, j’en ai bavé…

 

J’aurai dû me douter, dès lors que le grumal a déféqué dans sa couche fraîchement changée, à peine 3 minutes après notre départ, que çà risquait d’être pénible. Ceci bien sûr après avoir mis 78 minutes à charger la moitié de ma maison, deux grumeaux, un ourson géant en poils de phoque synthétique, un jumbo pack de couches baby dry, un tricycle queçaveuporentrerlàd’dans et deux ballons spiderman...dans une C1. Qui est l’équivalent en terme de place, pour celui qui ne connaitraît pas le modèle, à un panier à linge auquel on aurait mis des roues.

J’ai déjà envie, à ce stade du voyage, de m’arracher les cheveux.

Je reprends néanmoins la route, après avoir changé maladroitement le grumal dont la couche sent abominablement le feneck mort sur le siège arrière du panier à linge.

Décidée à faire bonne route, je tente d’entrer dans le gépéhèsse Paul-Paul la destination visée.

Très vite, je hurle contre ce bouffon qui parle comme Jacques Martin et qui me somme de faire demi-tour alors que NON, JE NE VEUX PAS ALLER A BOUZIGUE-SUR-YVETTE, contrairement à ce qu’il s’obstine à me faire faire.

Je décide, alors que je m’arrache les premières touffes, de définitivement me passer de lui.

Je tente à présent de mettre dans mes oreilles les écouteurs du kit mains-libres de mon portable, afin de pouvoir appeler au secours en cas d’égarement…c’était sans compter sur ces pitins de fils di maaaaaaarde entremêlés et totalement impossibles à démêler. C’est toujours pareil, t’as beau prendre le soin d’enrouler minutieusement avant de ranger tes écouteurs dans ton sac, tu les retrouves irrémédiablement dans un désordre sans nom. A croire qu’un mec mal intentionné psychopathe du bordel filaire vient en scrède la nuit pour faire des nœuds pendant que tu dors, espérant que tu mettras ensuite  la demi-journée à les défaire…increuyab’.

J’ai en tout cas, lorsque j’arrive à bout du dernier nœud, la moitié du crâne dégarni.

C’est à peu près à ce moment là que le micro-grumal s’est mis à réclamer violemment pitance.

Bien sûr, étant allaité et trop petit pour se nourrir seul, j’ai l’absolue nécessité, pour accéder à sa requête, de m’arrêter. Je me dis, histoire de relativiser, que çà ne sera jamais que la 38ème fois depuis le départ. Ce nouvel épisode me retardera d’environ 30 minutes au bas mot.

Il me reste au moment où je redémarre, et à tout casser, 18 cheveux sur la tête…

Ayant toutefois fait la moitié du chemin, il n’est plus vraiment temps de rebrousser chemin. Je continue donc, malgré la terrible tentation de planter là grum’s et bagages et d’aller boire un verre dans n’importe quel bistrot pourvu qu’il serve du pastis bien dosé.

Je ne savais pourtant pas encore que le pire m’attendait…je l’ai découvert au 112 kilomètre, lorsque le grumal effronté a retiré sa ceinture de sécurité sans que je ne m’en aperçoive.

Ah parceque oui, pour le grumal, deux mots en français d’affilé c’est pas possib’, mais escalader les meubles, démonter l’aspirateur en pièces détachées ou décliquer sa ceinture de sécurité, il est champion du monde.

Triple médaillé d’or de conneries en rafale !

Ceinture noire de cas râté...

 

La peur de ma vie.

Un coup de frein sec.

Le grumal qui se retrouve au sol, le zèn qui pisse le sang…vision d’horreur.

Rapidement je comprends que la blessure est heureusement superficielle. Mais mon cœur de maman a frisé l’arrêt subit, et je ne sais plus à ce moment là si je dois rire de soulagement ou pleurer d’angoisse. Je tamponne le nez avec le premier mouchoir qui me tombe sous la main. Mon jean’s est maculé de sang quand au médaillé olympique il semble s’être fait agressé par la bête du Gevaudan.

 

Je suis, à ce moment précis, totalement chauve.

 

Les 50 derniers kilomètres m’ont paru aussi longs qu’un remake de Louis la brocante en serbo-croate.

Demandez-moi 10 000 dollars, une photo de moi en slip et la gourmette en or massif de ma grand-mère pour dormir, je vous les donne.

 

 

 

La prochaine fois, c’est décidé,  je prends l’avion.

Et je mets les grumeaux dans la soute à bagages…

 

 

 

 

 

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NPDL (Note au Pèlerin De Lecteur): Pour rassurer le pèlerin égaré, j'ai depuis investi dans un siège enfant triple harnais de sécurité à ouverture magnétique qui-faut-faire-polytechnique pour comprendre comment l'ouvrir...fait plus le malin le champion de cas râté.

 

 

Publié dans Billets d'humeur

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caroline 17/05/2010 21:57



toute sortie me stress autant


entre les choses à ne pas oublier dont tu es sûre d'avoir mis dans le sac


et qu'un grumal a enlevé le temps que tu enfiles ton pantalon d'1 main et te brosses les dents de l'autre.....


la peur de la ceinture !!!!!!! fais gaffe qu'il n'y arrive pas encore (mon avis qu'il est polytechnicien ton fils!!!!!!!!)



Aurelie1404 10/05/2010 23:04



J'adore le fil que tu enroules avec minutie et que tu te tapes 3h à demeler le lendemain conclusion => J'ai le meme mec qui vient chez moi la nuit !!! Au zecours ! lol



19022008 10/05/2010 12:05



avec 3 je ne te raconte même pas le périples !! maman je veux faire pipi maman jai mal au ventre maman trop tard !!!!!!!!!!!!!!!!! hihi



19022008 10/05/2010 12:04



avec 3 je ne te raconte même pas le périples !! maman je veux faire pipi maman jai mal au ventre maman trop tard !!!!!!!!!!!!!!!!! hihi



noelie 10/05/2010 11:35



Fialement, j'ai plus envie de le pondre le second...!