Avoir les boules...de noyel.

Publié le par Kiwette



Aujourd’hui est un grand jour, j’ai porté ma liste au parnoual.

 

Celle que j’ai faite hier, donc.

 

N’ayant pas l’adresse du gros barbu, j’ai décidé d’aller le trouver directement. D’après mes infos, Parnoual squatte le centre commercial Rosny 2 du lundi au dimanche inclus. Je me suis donc pointée face au magasin courir, en rez-de-chaussée du centre, et je l’ai aperçu, avachi sur un trône en carton (p’tin c’est la crise), entouré de chti nenfants aux yeux illuminés.

Après un bon quart d’heure d’attente, je réussi enfin à atteindre mon homme.

 

- "B’jour parnoual !"

 

- "Ow ow ow!" (Parnoual fricotant crapuleusement avec géant vert, je m’étonne pas de cette usurpation linguistique)

 

Sur quoi Parnoual me fait asseoir prestement sur ses genoux, juste avant d’entourer mes hanches avec ses mains poilues.

Je m’insurge en me débattant frénétiquement, jusqu’à m’extirper enfin des bras du vieillard sadique.

 

- "Allons allons ma fille, ne t’inquiète pas, çà ne prend que quelques instants, et çà ne coûte que 12 € !"

 

Oh mon dieu mon dieuuuuuuuuuuuuu !
Parnoual se prostitue.

Que c’est triste pensais-je immédiatement….

 

La travailleuse sociale que je suis s’enquière de suite des sources d’une telle déchéance, en lui posant moult questions sur sa condition sociale et familiale.

C’est ainsi que j’ai découvert, au fil de sa confession, que Parnoual, Jean-Yves de son prénom, vit en fait dans un F2 vétuste au milieu de la cité du landeau à Noisy-le-sec, et touche le RMI au titre de la précarité de son métier.

Evidemment, quand on taff un mois par an, c’est pas très stable comme situation…

Ajoutez à cela un divorce, un alcoolisme ordinaire, et un surendettement au milieu d’une crise économique sévère, Parnoual a bien du mal à garder la foi et le moral.

Sans compter la dépression chronique de géant vert depuis l’annonce du congrès de Stockholm, s’en est trop pour lui…

 

Parnoual était sur le point de verser sa larme quand une petite grumale lui est tombée dessus, s’employant avec force et conviction à lui tirer la barbe sous le regard médusé de ses parents.

 

C’est ainsi que j’ai laissé Parnoual, m’éclipsant discrètement après avoir toutefois pris le soin de lui glisser ma liste dans une des poches.

 


Sur le papier, au crayon rouge, j’ai rajouté « bon courage »…

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Neu 13/12/2009 19:20


Petit papanoual, quand tu toucheras le smic, avec des euros par milliers (hum)... n'oublie pas, la petite kiweeeeeeette


lillo 13/12/2009 17:14


c'est la crise ma pauv' dame !!!! même chez le gros barbue !!!


19022008 13/12/2009 16:56


pauvre parnoual !!!!!! c'est triste