7h15 - 23h54

Publié le par Kiwette

 

 

 

Aujourd’hui est un grand jour, je suis en vacances.

 

 

 

Pfiou, il était temps. Une année de ouf…

J’avais depuis fin juin déjà atteint le stade phacocherus depressuis aigüe. Un mois de plus et la ligue de sauvegarde des mammifères dépressifs à groins me faisait son effigie officielle.

J’ai pourtant fait ce que des milliers de femmes font chaque jour : allier taff et grumeaux. Sauf que je dois pas être douée pour les mathématiques, parceque j’ai jamais trouvé le chiffre exact en additionnant les deux…Pour vous donner une idée précise de mes calculs foireux, je vous présente une journée type, au hasard, plein milieu du mois de décembre…

 

7h15. Bip bip biiiiiip.

Secouage intensif de réveil.

« Marde marde maaaaaaaaaarde. Laaaa puuuuutain d’sa mèèèèèèèèèèèèèèère. »

Je suis, naturellement, de bonne humeur le matin.

 

 

…sauf quand je suis en retard.

 

« Enculé de réveil de son père le vendeur de poissoooooooooon».

(attention pas de méprise : je n’ai rien contre les poissonniers. J’ai juste, à ce moment très précis, envie de cogner bruyamment mon réveil avec une carpe de l’atlantique, et ce de manière à soulager rapidement mes nerfs).

Il va de soi que dans 8 cas sur 10, le réveil n’y est pour rien. J’ai juste rien entendu.

Je profite de cet aveu pour lui faire mes plus plates excuses, et lui dire que non, je ne pensais pas réellement que sa mère était péripatéticienne.

8h12

Déjà 12 bonnes minutes de retard.

C’est généralement là que le grumal décide de jouer à chat, alors que les yeux exorbités je lui cours après avec son slip en main en lui hurlant de s’habiller.

Le bougre, il trouve ça hilarant.

 

 

8h41

Je me demande si, en jetant 3-4 bombes artisanales au milieu de l’autoroute, ça désembouteillerait le schmilblick.  

9h08

Regard hagard, cheveu hirsute, j’arrive enfin au boulot…

La première journée de travail commence, je salue mon collègue Lavazza, avant de rejoindre mon pote doliprane.

Courage, plus que 15 heures avant le coucher…

 

10h13

Un jeune dont je m’occupe me dit qu’il m’aime beaucoup, parceque je lui rappelle sa grand-mère maternelle, dite « mamie zinzin ».

Donnez-moi une carpe, vite.

 

12h04

Chouette, c’est l’heure de manger.

A la cantine, j’hésite à couper ma semelle de bœuf avec une scie-sauteuse ou un hachoir électrique.

J’opterai finalement pour pain-fromage…

 

15h18

Les jeunes de mon groupe s’engueulent.

L’un dit à l’autre qu’il lui niquerait bien sa grand-mère tandis qu’un second imite le chevreuil basque sous la table.

 

J’ai besoin d’un prozac.

 

16h18

Ma voiture est embourbée dans la neige.

Il n'a pas neigé comme ça depuis 1815, et c'est l'année où je reprends enfin le boulot, 2 grums en bas-âge à gérer en sus, que cette pitin de poudreuse décide d'envahir nos rues.

Je déciderai, le soir même, de m'expatrier auTurkménistan. A ce qu'il paraît y neige jamais là bas...

 

17h10

J’ai réussi, par je ne sais quel miracle, à récupérer les deux grumeaux.

Génial! La 2ème journée de travail commence enfin...

 

18h03

Nous sommes arrivés tous les trois depuis 8 minutes et, déjà, 3 douzaines de cubes sont renversés dans le lit, grums numéro 1 improvise une piscine dans le panier à linge tandis que grums numéro 2 tente l’ascension du canapé une bouteille de lait ouverte à la main.

Je fais couler le bain, histoire de les noy…histoire de les laver.

 

19h50

Mini grum, fraîchement sorti du bain, tente d’avaler son riz par le nez tout en repeignant la chaise avec la sauce tomate.

Son frère, beaucoup plus sage, se contente d’expérimenter la résistance de la table aux coups de fourchettes.

 

20h15

Google affiche 75100 résultats à « ligature des trompes ».

J'en suis ravie.

 

21h32

Je mange enfin. Plus qu’une machine à étendre, la vaisselle à ranger, un courrier à écrire, la douche à prendre, les affaires du lendemain à préparer, le balai à passer et je pourrais dormir…

 

23h54

Les draps bénis épousent mon corps encore tendu par cette dure journée et apaisent de façon salutaire mon esprit fatigué. Grufather me demande où est passé son paquet de clopes, je lui réponds « haricots blancs ».

Il est temps, plus que jamais, que Morphée fasse son travail.

 

 

 

Et le pire dans toute cette histoire, « c’est que quand c’est fini, ça recommence »…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Billets d'humeur

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O' 11/09/2012 21:08


toujours aussi tordant de réalisme, même quelques mois après!

O' 07/11/2011 06:51



ma kiw, on s'y retrouve tellement dans ton récit, je kiffe toujours autant de le relire!


 



Magui 13/08/2011 15:19



Sacré emploi du temps !!! J'ai parfois l'impression qu'on a le même...


Profite bien de tes vacances et au plaisir de te relire ici...


Biz



audrey 19/07/2011 11:38



de retour, j'adore toujours autant tes récits même si waw quelle aventure ;)


Euh en juillet c'est peut être mieux nan?