Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /Mai /2010 16:53

 

 

Aujourd'hui est un grand jour, j'ai bronzé...

 

...à Paris.

 

Ce qui représente en soi l'essentiel du miracle.

 

Car oui, ces derniers jours à Zivaboboland, il a fait beau.

Enormous.

Et pas beau genre "3 rayons de soleil qui se battent en duel" hein, non. Beau genre si tu fermes les yeux tu peux croire, avec un effort d'imagination et en faisant abstraction du bruit des bagnoles et de l'odeur du béton, que tu te trouves à Juan-les-pins un après-midi de juillet.

Ce qui représente, pour le parisien de base, l'état de surkiffe par excellence.

 

J'ai donc fait, comme tout habitant des contrées franciliennes, un certain nombre de choses qui, vues de l'extérieure peuvent paraîtres un poil saugrenues, voire tout à fait ridicules...

 

A savoir:

 

- Retrousser jusqu’au bout mes manches et mes bas de pantalon, quitte à me Tomsawyeurifier à donf, de manière à ce qu'un MAXIMUM des parcelles de ma peau soit exposé au soleil.

 

- Mettre en place des stratégies qui consistent à esquiver l’ombre de façon à augmenter mon temps d’exposition à la grande jaune (en traversant par exemple la rue de façon à se retrouver sur le côté où IL Y A le soleil.)

 

- Me délecter des gouttes de sueur qui coulent sur mon visage et au creux de chacun de mes membres alors que «p’tin fécho» et que je commence à sentir le feneck en fin d'vie….pourvu que mon épiderme grappille tout ce qui s’offre à lui en terme de rayons UV.

 

- Porter la paire de lunettes de soleil qui dort 360 jours par an dans le tiroir de mon bureau, et ce quelque soit l'endroit où je me trouve: la voiture, la rue, carrouf ou même un tunnel.

Question de principe.

 

Et croiser les jambes à la terrasse du café en savourant ce qui, tant il est cher par sa rareté, fait partie des moments les plus appréciés de notre vile existence de parigos.

 

Bien sûr, vu par un retraité marseillais ou mieux encore, un sexagénaire cubain, l’ensemble de ces actions équivaut un peu, selon lui, au comportement démentiel qu’adopterait le pire des déséquilibrés bipolaires.

 

 

Que celui là se rassure, çà ne durera pas bien longtemps. D’ici la fin de la semaine, il neigera probablement sur Paris.

Normal, on sera en juin…

 

 

 

Par Kiwette - Publié dans : Billets d'humeur - Communauté : humour et bonne humeur
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 10:53

 

 

Aujourd’hui est un grand jour, mon père a écrit une chanson.

 

 

Rien de nouveau là dedans, il en écrivait déjà lorsque recouvert de boutons d’acné, les cheveux longs et vêtu d’un gilet en laine de mouton poitevin il refaisait le monde en grattant sa guitare avec ses potes hippies.

 

Aujourd’hui, alors qu’il a les cheveux courts mais le vécu plus long, il ne chante plus les bienfaits des plantes psychotropes sur le moral du peuple, mais la joie du monde à générer des grumeaux "kifonlesconmékonkiffe" (et, accessoirement, qui contribuent au renouvellement de l’espèce).

 

 

 

Et çà donne çà :

 

 

 

 


*Les enfants du siècle*

Je n’ai choisi ni l’heure, ni les secondes pour ouvrir les yeux sur le monde
D’abord un choc d’adrénaline et puis un grand souffle dans la poitrine
Il va bien falloir m’y faire me voila les deux pieds sur la terre
Je change d’adresse et pour tout vous dire vous auriez pu me prévenir

Je n’’ai choisi ni père ni mère personne ne m’a posé la question
Petit caillou dans l’univers Il faudra bien me faire une raison
Après neuf mois passés en mer dans de l’eau douce comme du coton
Les vents m’ont poussé vers la terre en dehors de ce ventre rond

Kaïs, Antonin, Alice
Enfants du siècle qui vient de naitre
Lyès, Sarah et Yanis
Enfants du siècle de passions
Kaïs Antonin et Alice
Aidez-nous à garder la raison

Dehors l’hiver jette des poignées de sel sur vos cheveux de coton
L’été le soleil brûle le ciel et vos jolis fessiers tout ronds
Il faudra des années de tendresse, d’amour et d’attention
Des larmes et beaucoup de caresses avant de quitter vos maisons

Quand le sommeil souffle sur les chandelles qui brillent tout au fond de
vos yeux
Et qu’on entend le chant des cascades et du vent dans les sapins bleus
N’ayez pas peur des bruits de l’orage et de ses longs cris anxieux
La nuit ferme les écoutilles et la pluie éteint le feu

Kaïs, Antonin, Alice
Enfants du siècle qui vient de naitre
Lyès, Sarah et Yanis
Enfants du siècle de passions
Kaïs Antonin et Alice
Aidez-nous à garder la raison


Et quand un jour vous aurez l’âge, de prendre valises et bagages
Quand Il faudra à votre tour être comptable de vos jours
Quand vous saurez tracer vos routes construire le monde tourner la page
Et qu’alors à votre tour peut-être deviendrez-vous sage

Que vous soyez docteur, ou musicien, chasseur de perles sous les tropiques
Quand le temps de la bague au doigt sera église ou bien laïc
N’oubliez pas vos père et mère et le fardeau qu’ils ont portés
Ils vous ont appris a - respirer l’air - de l’amour et de la liberté

Kaïs, Antonin, Alice
Enfants du siècle qui vient de naitre
Lyès, Sarah et Yanis
Enfants du siècle de passions
Kaïs Antonin et Alice
Aidez-nous à garder la raison
Aidez-nous à garder la raison...

 

 

 

 

 

*****

 

Big up Pap'!!!

 

 

 



Par Kiwette - Publié dans : Tout et pas grand chose...
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 10:59

 

 

 

Aujourd’hui est un grand jour, j’ai été à la campagne.

 

 

 

 

Faisant le trajet seule en voiture avec les deux grumeaux.

Ce qui revient,  en somme, à un suicide sado-masochiste par auto-strangulation sous acides.

Car oui, j’en ai bavé…

 

J’aurai dû me douter, dès lors que le grumal a déféqué dans sa couche fraîchement changée, à peine 3 minutes après notre départ, que çà risquait d’être pénible. Ceci bien sûr après avoir mis 78 minutes à charger la moitié de ma maison, deux grumeaux, un ourson géant en poils de phoque synthétique, un jumbo pack de couches baby dry, un tricycle queçaveuporentrerlàd’dans et deux ballons spiderman...dans une C1. Qui est l’équivalent en terme de place, pour celui qui ne connaitraît pas le modèle, à un panier à linge auquel on aurait mis des roues.

J’ai déjà envie, à ce stade du voyage, de m’arracher les cheveux.

Je reprends néanmoins la route, après avoir changé maladroitement le grumal dont la couche sent abominablement le feneck mort sur le siège arrière du panier à linge.

Décidée à faire bonne route, je tente d’entrer dans le gépéhèsse Paul-Paul la destination visée.

Très vite, je hurle contre ce bouffon qui parle comme Jacques Martin et qui me somme de faire demi-tour alors que NON, JE NE VEUX PAS ALLER A BOUZIGUE-SUR-YVETTE, contrairement à ce qu’il s’obstine à me faire faire.

Je décide, alors que je m’arrache les premières touffes, de définitivement me passer de lui.

Je tente à présent de mettre dans mes oreilles les écouteurs du kit mains-libres de mon portable, afin de pouvoir appeler au secours en cas d’égarement…c’était sans compter sur ces pitins de fils di maaaaaaarde entremêlés et totalement impossibles à démêler. C’est toujours pareil, t’as beau prendre le soin d’enrouler minutieusement avant de ranger tes écouteurs dans ton sac, tu les retrouves irrémédiablement dans un désordre sans nom. A croire qu’un mec mal intentionné psychopathe du bordel filaire vient en scrède la nuit pour faire des nœuds pendant que tu dors, espérant que tu mettras ensuite  la demi-journée à les défaire…increuyab’.

J’ai en tout cas, lorsque j’arrive à bout du dernier nœud, la moitié du crâne dégarni.

C’est à peu près à ce moment là que le micro-grumal s’est mis à réclamer violemment pitance.

Bien sûr, étant allaité et trop petit pour se nourrir seul, j’ai l’absolue nécessité, pour accéder à sa requête, de m’arrêter. Je me dis, histoire de relativiser, que çà ne sera jamais que la 38ème fois depuis le départ. Ce nouvel épisode me retardera d’environ 30 minutes au bas mot.

Il me reste au moment où je redémarre, et à tout casser, 18 cheveux sur la tête…

Ayant toutefois fait la moitié du chemin, il n’est plus vraiment temps de rebrousser chemin. Je continue donc, malgré la terrible tentation de planter là grum’s et bagages et d’aller boire un verre dans n’importe quel bistrot pourvu qu’il serve du pastis bien dosé.

Je ne savais pourtant pas encore que le pire m’attendait…je l’ai découvert au 112 kilomètre, lorsque le grumal effronté a retiré sa ceinture de sécurité sans que je ne m’en aperçoive.

Ah parceque oui, pour le grumal, deux mots en français d’affilé c’est pas possib’, mais escalader les meubles, démonter l’aspirateur en pièces détachées ou décliquer sa ceinture de sécurité, il est champion du monde.

Triple médaillé d’or de conneries en rafale !

Ceinture noire de cas râté...

 

La peur de ma vie.

Un coup de frein sec.

Le grumal qui se retrouve au sol, le zèn qui pisse le sang…vision d’horreur.

Rapidement je comprends que la blessure est heureusement superficielle. Mais mon cœur de maman a frisé l’arrêt subit, et je ne sais plus à ce moment là si je dois rire de soulagement ou pleurer d’angoisse. Je tamponne le nez avec le premier mouchoir qui me tombe sous la main. Mon jean’s est maculé de sang quand au médaillé olympique il semble s’être fait agressé par la bête du Gevaudan.

 

Je suis, à ce moment précis, totalement chauve.

 

Les 50 derniers kilomètres m’ont paru aussi longs qu’un remake de Louis la brocante en serbo-croate.

Demandez-moi 10 000 dollars, une photo de moi en slip et la gourmette en or massif de ma grand-mère pour dormir, je vous les donne.

 

 

 

La prochaine fois, c’est décidé,  je prends l’avion.

Et je mets les grumeaux dans la soute à bagages…

 

 

 

 

 

 ********

 

NPDL (Note au Pèlerin De Lecteur): Pour rassurer le pèlerin égaré, j'ai depuis investi dans un siège enfant triple harnais de sécurité à ouverture magnétique qui-faut-faire-polytechnique pour comprendre comment l'ouvrir...fait plus le malin le champion de cas râté.

 

 

Par Kiwette - Publié dans : Billets d'humeur - Communauté : humour et bonne humeur
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 11:28

 

 

 

 

Aujourd’hui est un grand jour, j’ai été aux toilettes.

 

 

Et j’ai, depuis , le nez parfaitement débouché.

Car oui, comme 363 jours par an, j’ai un truc "queçavapô" qui me donne la voix de Régine et le nez qui fait de l’eau.

Ce dernier étant parfaitement désobstrué depuis mon passage sur le trône, j’en conclus donc la chose suivante :

 

Les orifices du bas sont indubitablement reliés par voie directe aux trous de zèn.


J’veux dire, çà me paraît évident!

Doit y avoir un genre de tuyau dont seul le diamètre m’échappe, qui part du bas, remonte tout le corps, et finit par les embrasures nasales. Du coup, quand on évacue au sud, çà dégage par la même occasion le nord.

CQFD.

 

Et dire qu’il y en a qui se tapent 10 ans d’études pour apprendre et intégrer des principes anatomiques aussi basiques qu’un rouleau de PQ…

 

                                                                                                                                  

 

 

 


 

PS : Alors là je sais, le pèlerin égaré se dit : « 3 semaines d’abstinence littéraire pour finalement nous pondre 10 lignes d’une pseudo-théorie médicale sur les voies sphinctériennes et respiratoires du corps ? ».

 

Et bah oui pèlerin égaré.

Fais pas ton rabat-oij.

Le temps et l’inspiration me manquent parfois tu sais.

Jusqu’à cette soudaine illumination venue tout droit du trou des watères…et cette irrépressible envie de partager avec toi cette découverte scientifique révolutionnaire.


Tu vas quand même pas t’en plaindre, marde !

Par Kiwette - Publié dans : Tout et pas grand chose... - Communauté : humour et bonne humeur
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 18:31

 

 

 

Aujourd’hui est un grand jour, je suis reviendue.

 

 

 

Après avoir perdu l’essentiel de la survie humaine, soit le net, le téléphone, et la tévé, je suis enfin de retour grâce à la réhabilitation de ces derniers au sein de mon foyer.

Pfiou. J’ai cru mourir.

Car oui, la tévé, le nain ternet et moi, on a bien failli mourru.

Dans les flammes kifonchohocu du vilain incendie de mon immeuble zivabobolandais…

 

Alors voilà, j’étais tranquillement installée devant « recherche appartement  ou maison» sur meu6, lorsque, au moment où le mec s’époustoufle devant un cabinet de toilettes ess’traordinaire dans un magnifique F2 de la commune de Gif-sur-Yvette, je vois comme un nuage de fumée au milieu de mon salon.

Et une terrible odeur de cheminée bouchée.

"Marde, marde, maaaarde" me dis-je, "le grumal a tenté de braiser une couche ou quoi ?"

 

Ni une ni deux (ni trois d’ailleurs), je cours à travers l’appartement à la recherche de la source du feu. Rien dans la cuisine, rien dans la chambre ni le salon, rien nul part. Le feu vient donc de l’extérieur.

Et à ce stade, c’est déjà une très bonne nouvelle.

Sauf que la fumée s’épaissit, que l’air devient peu respirable, que je n’ai pas de masque à oxygène et que ni les grumeaux ni moi ne savons voler.

Ce qui, en ces circonstances, m’apparaît comme fort fâcheux.

Nous sommes au 3ème étage, le sous-sol de l’immeuble est en feu, et je ne connais personne dans mon entourage susceptible de me prêter un hélicoptère.

La mouise.

Grufather lui, qui a déjà souffert d’une transformation subite en quick’n toast a du flairer le danger puisqu’il a eu la bonne idée, quelques minutes avant la barbecue party, de sortir de la maison.

Le goujat.

Se désolidariser ainsi de sa famille, sans partager avec elle son dernier rôti !

Mais pour l’heure le temps n’est pas à la rancœur, mais à la sauvegarde des mes meubles et, accessoirement, de ma famille.

J’ai donc fait un truc héroïque :

Me suis planquée sur le balcon.

Après avoir tout de même  pris le risque inconsidéré de mettre une serviette de bain mouillée sur le pas de ma porte d’entrée.

Alors oui, bon, certes…c’est moins couillu que de hisser une corde de draps et d’y embarquer mes deux grumeaux.

Mais les 312 pompiers venus éteindre le feu semblaient à ce moment là maîtriser la situation, et nous écarter définitivement d’un risque de propagation des flammes.

Doucement, la fumée s’est apaisée et le sentiment étrange d’être un steak de bœuf dissipé.

 

Trois heures plus tard, lorsqu’enfin la brigade du feu a levé le camp et l’immeuble réouvert ses portes aux riverains, j’ai réalisé toute l’horreur de ce drame, et les lourdes conséquences qui en découlaient :

Je n’avais plus la tévé, et, comble du comble, summum de la miséritude, plus le net.

 

« Allô Orange ? Chui verte : j’ai eu une peur bleue, maintenant je broie du noir, et si vous n’arrangez pas vite mon problème, je vais voir rouge… »

 

 

Le billet que vous finissez de lire témoigne de leur réactivité…et moi je revois la vie en rose !

 


Par Kiwette - Publié dans : Billets d'humeur - Communauté : humour et bonne humeur
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