Dimanche 3 janvier 2010
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13:08
Aujourd’hui est un grand jour, j’ai pris mes résultions pour 2010.
Bien entendu foireuses, il va de soi.
Ce qui donne donc, dans un ordre
anarchique :
Améliorer mon programme tévé
Privilégier les documentaires
qui-font-mal-au-crâne-mais-instruisent en m’intéressant par exemple à la sédentarisation des kazakhs sous régime stalinien dans l’URSS des années 1912, ou encore et purkua pas à la reproduction
des hippocampes zébrés des fonds marins arctiques.
Et arrêter par la même occasion les émissions
j’ai-honte-mais-je-regarde-quand-même où la profondeur d’esprit équivaut souvent à celle de l’huître marinière.
Arrêter de grumo-produire.
Nan parcequebon, ok, c’est bô la grumification.
C’est chouette.
Mais faut pas déconner non plus
hein.
Je m’appelle pas super nanny, je n’peux pas
gérer un ni clou ni vis grandissant, un grumal néoprène assoiffé de lait et un autre aquatique en mutation grumale sous-marine.
Du moins pas dans
l’immédiat…
Réduire ma net-dépendance
Parceque nan, définitivement, je n’ai pas
besoin d’écrire sur face de bouc à quelle heure j’ai fait pipi ou combien de cuillère de purée a mangé le grumal.
Que oui, je peux me passer de mes multiples
recherches googeulesques sur « le top 10 des stars les plus moches», sur « l’épilation des poils d’orteil » ou sur les « ventes privées super mega stop
affaire »…
Améliorer mes performances culinaires
Bah oui, marde. 10 mois que je regarde
assidûment « un dîner presque farpait » et toujours pas fichue de faire un gratin de brocolis.
J’ai beau regarder avec beaucoup d’attention
comment Monique détaille ses légumes mardi et de quelle façon Gérard cuit son rouget jeudi, je fini toujours par un dîner » presque raté » à la maison
vendredi…
Je salue à ce propos dieu Picard, sans qui
cette année gastronomique ne serait pas.
Et Ronald mac Donald, pour ses dîners en
ville…
Enfin, et en dernier lieu : ne plus parler comme une charretière devant les grumeaux.
Exit les « p’tin »,
« chier », « marde » et autres interjections poétiques.
Place désormais aux grumotiquement corrects
« zut crotte flûte », « oh bin mince alors, j’en suis toute escarmouchée ! » (nan, çà ne veut pas dire grand-chose, mais çà fait bien) ou autre « meeeeer….credi »
(expression que je tiens de ma grand-mère et à laquelle j’assiste encore aujourd’hui avec ébahissement face à si pathétique tournure linguistique).
Voilà donc, en gros, mes résolutions pour
l’année à venir.
Qui ne seront, comme chaque année, de toute
façon pas tenues…mais au moins on y pense !
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